Maître Georges catala avocat toulouse

Cela fait cinq ans tout juste que Céline Tondo, jeune Castraise de 34 ans mourait des suites d’une banale intervention chirurgicale qui s’est mal passée. C’était le 8 avril 2011 à l’hôpital du Pays d’Autan et depuis, ses parents Rosita et Raphaël Tondo attendent toujours que le praticien qui serait à l’origine du décès de leur fille soit jugé par un tribunal : «On ne pourra pas faire notre deuil tant que ce procès n’aura pas lieu. Cela fait cinq ans que l’on attend. Une justice longue comme ça, je ne la comprend pas.» indique Raphaël Tondo, retraité mécanicien de 68 ans qui demeure Bisséous avec son épouse.

Maître Georges Catala et la famille Tondo face aux lenteurs de la Justice 

Certes, le gynécologue obstétricien castrais qui a réalisé cette cœlioscopie le 8 avril 2011 destinée à permettre à Céline Tondo d’avoir un second enfant, a été mis en examen en octobre 2012 pour «homicide involontaire». Mais comme le craignait d’ailleurs leur avocat Maître Georges Catala fin 2012, l’enquête semble engluée dans des conflits d’experts (lire en encadré).

Rosita Tondo ne comprend pas autant d’errements : «Le jour du procès devant le tribunal, je n’hésiterai pas à dire combien c’est insupportable d’attendre aussi longtemps. Nous attendons que chacun prenne ses responsabilités face à ce qui s’est passé.» Et d’ajouter : «Notre avocat vient d’écrire une nouvelle fois au juge d’instruction de Castres pour s’inquiéter de l’avancée du dossier. Voilà des mois qui nous n’avons aucun contact avec personne, à part avec Maître Catala.»

«nous allons tous les jours au cimetière»

Le décès de leur fille Céline dans ces circonstances a complètement ravagé la vie du couple de retraités : «Nous ne faisons qu’une chose, c’est attendre et penser à Céline. Tous les matins, avant d’aller au jardin, nous allons au cimetière de la barque auprès de la tombe de Céline. Elle était omniprésente pour nous. Avant sa mort, tous les matins elle passait chez nous après avoir déposé son fils au collège et en attendant l’heure d’aller au travail. Et en début de soirée, elle nous donnait systématiquement un petit coup de téléphone.» ajoute Rosita Tondo qui avec son mari n’attend qu’une chose : «On sait bien que c’est terrible de perdre un enfant. Mais on a besoin qu’on nous libère un peu, qu’on reconnaisse la culpabilité du médecin et qu’on nous enlève ce poids.»

Une farouche bataille d’experts

Dès le début de cette affaire concernant le décès d’une jeune femme de 34 ans à l’hôpital, les choses ont été compliquées. L’enquête d’abord par le biais d’une information judiciaire n’a été ouverte que trois mois après le décès soit fin juin 2011. Puis ce fut le temps des tracas administratifs (provisions d’assurances, facturation de l’autopsie …etc) et enfin une première mise en examen du gynécologue à l’automne 2012. Depuis, c’est une bataille d’experts qui fait rage. Le 8 avril 2011, lors de l’intervention, une cœlioscopie habituellement banale, le chirurgien aurait ainsi accidentellement sectionné une artère, probablement l’iliaque. Une grave hémoragie s’en est suivi et Céline Tondo n’a pu être sauvée. Une première expertise médicale conclue clairement à la responsabilité du gynéologue-obstétricien qui a effectué l’intervention. Mais une seconde expertise en 2014 estime que la plaie sur les vaisseaux iliaques ne constitue pas une faute et que le décès de Céline Tondo serait dû à une insuffisance respiratoire provoquée par une plaie lors de la pose d’un trocart pendant la phase de réanimation. Et là encore il s’agirait, selon les experts, d’un accident médical non fautif. Une approche contestée par la famille et leur avocat qui s’attendait à ce qu’une troisième expertise soit demandée par le juge d’instruction.

Crédit La dépêche du Midi

http://www.ladepeche.fr/article/2016/04/13/2324118-mort-celine-tondo-5-ans-apres-parents-reclament-toujours-justice.html

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