Le procès de Serge Dader s’est ouvert mardi 22 mai à la cour d’assises de la Haute-Garonne. Il est accusé d’avoir commis un double homicide.

Le 22 mars 2015 Serge Dader a égorgé son ex-compagne, Brigitte Labeda, 54 ans, et la mère de celle-ci, Marcelle Guisset, 85 ans. Le procès va tenter de mettre de la lumière sur ce double meurtre : comment et pourquoi a-t-il commis ces crimes ?

Maître Georges Catala et Maître Robin Sénié-Delon assistent la famille des deux victimes au cours de ce procès.

Brigitte Labeda était l’auxiliaire de vie du père de Serge Dader, gravement malade, ils avaient fini par tomber amoureux. En 2014, le père de Serge Dader décède et celui-ci ne le supporte pas, il fait alors un séjour en hôpital psychiatrique. Puis en janvier 2015 il est condamné pour violences à l’encontre de sa compagne, violences qui ont commencé avant la mort du père. Ils se séparent quelques temps après.

Alors que s’est-il passé ce jour là ? Brigitte Labeda, accompagnée de sa mère était venu récupérer ses affaires suite à sa séparation avec Serge Dader. Selon lui, son ex-compagne l’aurait cherché en lui parlant de son père. De là les deux femmes ont reçu de nombreux coups. Puis la suite des événements n’est pas claire, mais les deux victimes seront retrouvées dans la cuisine de l’accusé, poignardées de nombreux coups de couteau.

Après le meurtre des deux victimes, Serge Dader va se coucher, puis se fait à manger le lendemain dans la cuisine, là où gisent les corps des victimes. Arrivent alors les gendarmes, l’accusé réussit à s’enfuir et à parcourir 22 kms pieds nus. Il sera interpellé le lendemain à Palaminy puis interné à l’hôpital psychiatrique Marchant à Toulouse.

Pour son avocat, l’accusé  » reconnaît la matérialité des faits même s’il y a des divergences entre sa mémoire et les constatations ». Une expertise psychiatrique évoque en effet une altération du discernement. La question de ce procès est de savoir si Serge Dader est responsable pénalement. La famille des victimes souhaite comprendre ce qu’il s’est passé. Serge Dader a affirmé qu’il n’était pas lui-même au moment des faits.

À l’issu du procès, Serge Dader a été condamné à 25 ans de réclusion criminelle (l’avocat général avait requis entre 18 à 20 ans).

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