«Vous avez à juger un imbécile» s’exprime Maître Senie-Delon, défenseur de Johan, 32 ans. «Jusqu’à 23 h 40 tout était quasi parfait et puis, en 40 minutes, tout bascule, on tombe dans l’absurde».

Lors d’un concours de pétanque à Boussens l’été dernier, Johan boit plus que de raison et continue sa soirée dans un bar de Cazères. Lorsque deux amies viennent le récupérer quelques heures plus tard, Johan ne veut pas monter dans leur voiture. Il s’agite, crie, et se débat, à tel point que les gendarmes sont appelés. Arrivés sur place à 23h40, ces derniers ne sont pas vraiment bien accueillis par Johan, qui les insulte copieusement. Il est alors embarqué dans le véhicule des gendarme, où il se calme alors. Il passera la nuit en cellule de dégrisement sans aucune incident ne survienne.
Johan semble avoir eu tous les symptômes du « vin mauvais ». Lors de son procès, il regrette son comportement et se confond en excuses. Il affirme ne pas se souvenir du déroulement de sa soirée : «Si les gendarmes disent que je les ai injuriés, ça doit être vrai».
Le gendarme impliqué demande des dommages et intérêts, et reconnaît qu’il n’y a eu que outrage. Le procureur requiert 3 mois de prison avec sursis et 140 heures de Travail d’intérêt général, dans le but de poursuivre avec fermeté les auteurs de violences, outrages et menaces envers les forces de l’ordre.

De son côté, Maître Senie-Delon considère qu’il faut regarder la situation avec discernement : «La crainte inspirée par cet homme était toute relative.» et prendre en compte que Johan est un père de 4 enfants.

Pour son comportement inadapté dû à une trop grande consommation d’alcool, Johan écope finalement de 3 mois de prison avec sursis et de 400€ de dommages et intérêts envers le gendarme.

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