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Dans la nuit du 19 au 20 juillet 2019, Benjamin Quiles a été battu à mort, alors qu’il faisait simplement la queue à un food truck à la sortie d’une boite de nuit, L’Esméralda. Benjamin était policier au sein de la brigade spécialisée de terrain (BST) du secteur nord de Toulouse, mais cette nuit-là il était sorti en civil avec un ami.

Benjamin et son ami, Benoit, patientent dans la file lorsqu’un individu, visiblement très excité, décide de doubler tout le monde, s’énervant de la lenteur du service. Benjamin tente alors de le calmer, en vain. La situation dégénère très rapidement. L’individu se dirige à sa voiture et ouvre son coffre. Benjamin, ayant peur que la situation dérape, le suit pour le calmer et referme le coffre.

Devant de nombreux témoins, l’homme lui assène alors deux coups de poings qui mettent le policier, pourtant bien solide, à terre. S’en suivent une pluie de coups de pieds notamment à la tête. « Quand on pratique la boxe, les arts martiaux, on connaît la dangerosité des coups, analyse le procureur. Ces coups ont été donnés pour faire mal, malheureusement pour tuer » indique le procureur.

L’ami présent aux côtés de Benjamin Quiles tente d’intervenir pour séparer les deux hommes mais lui aussi se fait frapper, par l’agresseur mais aussi par l’ami de celui-ci. Les deux individus prennent ensuite la fuite.

Malgré les premiers soins du vigile et tous les efforts des sapeurs-pompiers et du Samu, Benjamin Quiles décède de ses blessures. Sa compagne et lui attendaient un enfant.

Le second agresseur, Rachid, se présentera le lendemain au commissariat central. Il ne sait pas que Benjamin est décédé. L’agresseur principal, Mickaël, ancien boxeur, est ensuite interpellé à son domicile. Ils sont alors tous les deux mis en examen. Mickaël est mis en examen pour « homicide involontaire ». Rachid, lui aussi boxeur, est soupçonné d’avoir frappé Benoit, l’ami qui accompagnait Benjamin Quiles, il est mis en examen pour « violences en réunion ».

Rachid a ensuite été remis en liberté sous contrôle judiciaire, tandis que son complice Mickaël reste en prison.

Pour Maître Laurent Boguet, avocat de la compagne de Benjamin Quiles, cette décision ne fait pas sens :  « Il s’agit d’un drame qui défie les lois de l’entendement ! Des gens sont capables d’outrepasser les règles élémentaires de la politesse et quand certains ont l’outrecuidance de le faire remarquer, ils peuvent en mourir… Rachid n’y est pas pour rien : il est intervenu physiquement ! Il a empêché Benoît de porter secours à son ami ! Il n’est d’ailleurs pas impossible que sa mise en examen soit requalifiée au cours de l’instruction. »

Retrouvez tous les articles de La Dépêche sur cette affaire ici.

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