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Après le décès de Céline Tondo, le CHIC de Castres est de nouveau pointé du doigt, pour le décès de Véronique Berthelon.

Véronique Berthelon est décédée en 2013 à la suite d’une opération censée être bénigne, pratiquée au CHIC de Castres. Après des années d’attente épuisantes pour sa famille, le CHIC a enfin été mis en examen il y a quelques semaines.

Une enquête pour homicide involontaire

Pourtant, au début, la machine judiciaire s’était mise en route rapidement : une autopsie avait été pratiquée et une information judiciaire avait été ouverte pour « homicide involontaire », et plusieurs expertises avaient été rendues jusqu’en 2017.

« Depuis, nous n’avons aucune nouvelle, déplore Georges Berthelon. J’espère que maintenant que nous avons changé d’avocat, les choses vont avancer. »

Georges Berthelon a en effet décidé de changer d’avocat et de se rapprocher de Maître Georges Catala, à la suite des avancées dans le cas de Céline Tondo.

« On a beaucoup d’amertume et un profond sentiment d’injustice. Que la justice passe, cela fait partie du deuil. On a besoin de ça pour retrouver une forme de paix. Mes trois enfants sont à mes côtés dans cette histoire. »

Retour sur les faits

Véronique Berthelon est entrée à l’hôpital pour se faire opérer d’un fibrome. « On nous avait dit qu’il s’agissait d’une opération sans risque important. La veille, Véronique qui travaillait avec moi à la rénovation de notre ferme avait laissé son bleu de travail posé sur son échelle. Ça devait durer une journée. Elle n’est jamais revenue. » raconte le mari.

Selon la famille et plusieurs rapports d’experts, la mère de famille aurait été victime de plusieurs erreurs médicales.
Tout d’abord, un geste maladroit du chirurgien aurait provoqué la rupture d’une artère durant l’opération : « Cela a provoqué une importante hémorragie mais celle-ci aurait été rapidement traitée » raconte Georges Berthelon.
Puis arrive une seconde erreur, qui lui sera fatale : « Les expertises indiquent que ma femme est morte d’hypothermie. Comme elle avait perdu beaucoup de sang, on l’a transfusée avec du plasma trop froid. Elle est morte finalement d’hypothermie après un deuxième arrêt cardiaque. »

Le CHIC dit vouloir collaborer « pleinement à l’action de la justice », mais pour Maître Catala l’hôpital Castres-Mazamet a voulu enterrer l’affaire et doit être lui aussi poursuivi, comme personne morale. Il souhaite voir l’affaire renvoyée devant un tribunal correctionnel.

« On n’a pas le droit de voir arriver des mères de familles vivantes et sereines puis repartir raides mortes, sans explication », s’insurge-t-il.

Dans la presse :

La Dépêche

France Info

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