Cabinet avocat toulouse
Début février, Michel, 50 ans, a été jugé pour harcèlements multiples en récidive, violences et injures envers son ancienne compagne, Françoise. Maître Mylène Weill représentait cette dernière.

Séparé de Françoise depuis 2019, ils ont un enfant de 9 ans en commun. Vivant très mal cette séparation, Michel ne cessait d’harceler Françoise au téléphone :  2 387 appels en 15 mois et des SMS (200 pages de textos relevés). Même depuis la prison il continuait son harcèlement psychologique.

Lors de l’audience Maître Mylène Weill a alerté le tribunal : « Il est dangereux », affirme-t-elle. Son obsession maladive est telle que Michel avait placé des traqueurs sur le véhicule de Françoise. Localisée, elle était épiée jour et nuit. Il scrutait toutes ses rencontres, se rendait sur son lieu de travail (pas moins de 20 passages consécutifs).

Le 27 septembre dernier Michel l’accoste, l’agrippe par le cou et la colle contre son véhicule, puis il la menace : « Je préfère te voir morte que dans les bras d’un autre. L’autre, je lui ferai bouffer ses couilles. »

À l’audience, Michel a gardé le silence, puis il a détaillé son amour fou pour Françoise : « Je ne lui voulais aucun mal, je voulais recoller les morceaux », a-t-il clamé. Il a évoqué un état dépressif suivi de trois tentatives de suicides, avant de se reprendre : « Les traqueurs, c’était pour retrouver mon véhicule en cas de vol ».

Mais Maître Weill a insisté : « Il doit rester en prison et se faire soigner. Il a remis des armes aux gendarmes, arguant qu’il « allait finir par la tuer ». Avant de conclure : « Ma cliente a peur de mourir ». La procureur a requit une peine mixte. Après délibéré, le prévenu a finalement écopé de 15 mois de prison dont 9 mois de sursis mise à l’épreuve de 3 ans avec obligation de soins psychologiques, une interdiction de contact avec la victime, et de paraître sur son lieu de travail et de domicile. Le lien avec leur enfant se fera par un carnet de liaison. Il devra régler 800 € de dommages et intérêts et 1 000 € de frais de justice.

* Les prénoms ont été modifiés.

Article de La Dépêche

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