Maître Georges catala avocat toulouse

En début d’année nous étions revenus sur l’affaire du décès de Céline Tondo qui, 9 ans après, allait enfin être jugée.

Cette audience vient d’avoir lieu devant le tribunal correctionnel de Castres. La procureur Céline Raignault a marqué l’audience lors de son réquisitoire : « Je sais la souffrance de parents qui perdent un enfant, d’un fils qui perd sa mère, de frères et sœurs qui perdent l’un des leurs. » 

Une famille « victime deux fois » du fait de l’attente bien trop longue pour que l’affaire arrive enfin devant un tribunal. « Je sais combien la défaillance de la justice est une souffrance supplémentaire même s’il y a des raisons que vous aurez raison de ne pas vouloir entendre », a ajouté la procureur.  

L’audience a duré plus de 8 heures, pendant lesquelles les rapports d’experts, ayant des analyses différentes, n’auront pas apporté de vrais réponses à la famillle. Le gynécologue et le centre hospitalier intercommunal de Castres-Mazamet (CHIC) étaient poursuivis pour « homicide involontaire ». 

La responsabilité du gynécologue a très vite été pointée du doigt, et confirmée par une première expertise. Une seconde expertise, demandée par le praticien lui-même, va confirmer son erreur mais la classer en accident médical. « On cherche des fautes qu’il n’y a pas », plaide d’ailleurs son avocate Me Hélène Fabre évoquant des « complications inévitables »Cependant, une troisième expertise confirme de nouveau la responsabilité du gynécologue, mais aussi du CHIC et met en avant une « faute collective ».

Pour Maître Catala, avocat de la famille, le praticien est « maladroit et incompétent », déjà sanctionné pour plusieurs complications auparavant. « L’homme était averti mais il a commis une catastrophe de plus », affirme-t-il, et il parle d’erreurs de diagnostics et de retard dans les décisions des autres médecins à cause d’un manque de coordination et d’organisation de l’hôpital : « chacun a agi pour son propre compte, sans capitaine. »

La procureur a reconnu « la faute incontestable » du praticien, et a requis 12 mois de prison avec sursis à son encontre, mais n’a pas tranché sur la responsabilité de l’hôpital. 

« S’il y a eu des fautes des médecins, elles ne permettent pas d’entraîner la responsabilité pénale de la personne morale. En revanche s’il y a une absence de coordination, la responsabilité de l’hôpital peut être engagée. » La décision du tribunal est attendue pour le 27 octobre. La famille devra donc encore attendre. « J’aurais juste voulu que le médecin et l’hôpital nous demandent pardon », a lâché le père de Céline Tondo. 

L’article de La Dépêche

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