Cette semaine s’est déroulé le procès aux assises de Toulouse d’un quadragénaire accusé de viol sur une jeune fille de 15 ans dans une cage d’escalier à Toulouse, en 2017.

Le 23 décembre 2017 une adolescente de 15 ans, qui faisait ses courses de Noël près de la place du Capitole, s’est faite abordée par un homme de 39 ans et l’a suivi pendant un moment avant d’arriver à une cage d’escalier, où elle l’accuse de l’avoir violé. La jeune fille, aujourd’hui âgée de 18 ans, est représentée par Me Emmanuelle Franck lors de ce procès.

« J’étais tellement sous le choc que je ne savais pas comment réagir. C’est pour ça que je n’ai rien dit. J’avais peur que ça empire si je lui parlais », explique la jeune fille. Dès qu’elle a quitté les lieux, elle a donné l’alerte à ses proches.« Il m’a obligée à faire des choses que je ne voulais pas. » La victime souffre du syndrome d’Asperger.

À quelques mètres, l’accusé, défendu par Claire Macario et Maître Georges Catala, est prostré. Cet homme âgé d’une quarantaine d’années ne partage pas cette version des faits, lui qui assure s’être régulièrement inquiété de son consentement. « Il dit que quand il t’a demandé si tu aimais ce qu’il te faisait, tu as répondu « J’adore ! » Est-ce vrai ? », anticipe Me Franck. Aucun son ne sort de la bouche de sa cliente.

L’accusé avait déjà été condamné 2 fois pour agressions sexuelles. Certaines majeures « en capacité de réagir”, elles aussi l’avaient suivi, “anesthésiées » par la verve de ce pseudo-photographe italien. “J’éprouvais du réconfort auprès de personnes plus jeunes que moi. Beaucoup plus jeunes », dit-il.
« Quand on a demandé aux autres s’il les avait forcées à faire quelque chose, elles ont répondu “Non ». Cette fois, il n’a pas su entendre, pas su comprendre », analyse Me Claire Macario, en défense, qui rappelle que jusqu’à la rue Jacob, tous deux « marchaient comme un couple”.

L’avocat général David Sénat a requit 15 ans de réclusion criminelle avec 10 ans de suivi sociojudiciaire et l’interdiction d’entrer en contact avec la victime.

Pour Maître Catala « Aucun élément objectif du dossier ne permet d’affirmer qu’il y a eu des violences sexuelles. » Ce dossier « relève d’une agression sexuelle pas d’un viol. »

Au bout de 2 jours d’audience il a été reconnu coupable de viol et condamné à 10 ans de prison, avec 3 ans de suivi sociojudiciaire.

Article de La Dépêche.

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