Tribunal de Grande Instance de Saint-Gaudens cambriolage

Début février 4 prévenus, âgés de 19 à 24 ans, étaient jugés devant le tribunal de Saint-Gaudens pour un cambriolage commis en octobre 2016, à Mauran. Ils étaient accusés de violation de domicile, violences avec menaces d’une arme & tentative de vol. Les 4 prévenus reconnaissent qu’ils avaient beaucoup bu ce soir-là.

Les victimes, un couple et leur fils, ont raconté avec émotion la nuit cauchemardesque qu’ils ont passé. Ils ont tout d’abord échangé avec les 4 jeunes au portail, en leur demandant de s’en aller, tout en se faisant insulter et menacer. Le père de famille va alors chercher son fusil et tire 2 fois en l’air pour tenter de les faire partir.

Mais les 4 prévenus ne sont pas effrayés par ce fusil et escaladent le portail puis pénètrent dans la propriété. La famille s’est réfugiée dans la maison, tout en appelant les gendarmes. L’un des jeunes détruit la véranda à l’aide d’un marteau. 3 des jeunes rentrent alors dans la maison et l’un menace la mère avec un couteau.

Le fils de la famille récupère alors le fusil et tire deux fois en visant le sol. Les ricochets de plombs blessent l’un des jeunes à l’arrière train.

Les 4 s’enfuient, poursuivis par les 2 malinois de la famille, dont l’un va mordre un des jeunes, qui le frappe avec son marteau.

Quelques heures plus tard, deux individus se présentent à l’hôpital, avec des blessures de plombs et de morsures de chien. Les policiers sont immédiatement alertés, le lien est fait avec le cambriolage et une longue instruction commence.

Le père et le fils ont été mis en examen pour usage d’arme, puis le non-lieu sera prononcé et la légitime défense reconnue.

Le fils sera aussi poursuivi pour cultivation de pieds de cannabis dans la maison. Ces plants sont ce qui a attiré les 4 jeunes à s’introduire dans la maison.

L’avocat des parties civiles, Maître Sénié-Delon, demande réparation pour le traumatisme subi par la famille. Pour la procureur, c’est  « un mauvais film ou ils ont tenté de jouer les caïds » tandis que la présidente retrace leurs antécédents judiciaires.

Trois des prévenus écopent de sursis probatoire de 24 mois avec obligation d’indemniser les victimes à qui ils devront régler solidairement 7500€. Un an pour le porteur du couteau, 6 mois pour l’instigateur de l’équipée sauvage et le frère aîné, 8 mois avec sursis pour le plus jeune.

Le fils des victimes écope de quatre mois avec sursis pour les stupéfiants saisis.

La Dépêche

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