claude chossat
Mardi 11 mai, Claude Chossat a été condamné à 7 ans de prison par le tribunal correctionnel de Marseille, pour association de malfaiteurs en vue de la préparation d’un assassinat.
 
Comme expliqué dans notre article lors de son précédent procès en 2019, Claude Chossat est un repenti Corse, ancienne petite main de la bande criminelle corse de la Brise de Mer. Il a décidé de collaborer avec la Justice, mais n’a jamais été admis au programme de protection des collaborateurs de justice.
Pour sa sécurité, il n’était donc pas présent lors de cette nouvelle audience. Maître Laurent Boguet, qui le représente, indique que «sa comparution aurait nécessité un dispositif particulier».
 
Lors de cette nouvelle audience, Claude Chossat était jugé pour avoir fourni des armes qui auraient pu servir au meurtre de Jean-Claude Tasso, tué par balles en octobre 2008 à Aix-en-Provence. La victime avait été pris en embuscade dans sa voiture par 2 hommes en moto. L’homme était lié au «milieu insulaire» et connu de la police.
L’ADN de Claude Chossat avait été retrouvé sur l’un des 8 étuis de calibre 9 millimètres retrouvés sur le lieu du crime. Celui-ci a toujours contesté être présent sur le continent à cette date, mais il a reconnu avoir acquis un stock d’armes pour le compte de Francis Mariani, considéré comme l’un des parrains de la Brise de Mer.
 
Claude Chossat et Francis Mariani s’étaient liés d’amitié lors de leur séjour à la prison de Borgo. 
Lors de sa garde-à-vue en 2009 pour le meurtre de Jean-Claude Tasso, Claude Chossat avait pour la première fois accepté de collaborer avec les enquêteurs et les juges d’instruction.
 
Lors de l’audience, le procureur a décrit Claude Chossat comme «un acteur central du périple meurtrier de Francis Mariani», en guerre contre ses anciens associés. Pour lui il n’y a pas de doute que Claude Chossat a aidé à la préparation de l’assassinat de Jean-Claude Tasso, mais il reconnait qu’il a également aidé à élucider  plusieurs affaires criminelles corse et a invité le tribunal à s’aligner sur les motivations de la cour d’assises.
Celle-ci, en 2009, avait estimé que «même s’il n’a pas obtenu le statut de repenti, Claude Chossat a indéniablement aidé les services de police à mieux comprendre les rouages de la criminalité corse et il doit en être tenu compte.»
 
Le tribunal de Marseille a donc ordonné que cette peine de 7 ans de prison soit confondue avec sa précédente condamnation à 8 ans de prison, qui avait été prononcée lors de son procès à la cour d’assises des Bouches-du-Rhône en 2019 pour complicité dans l’assassinat en 2008 de Richard Casanova, fondateur présumé de la Brise de Mer.
 
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